Septembre au Maroc

Une bonne idée a priori a été de séjourner 9 jours dans un hôtel dans le grand sud marocain fin septembre pour faire quelques images d’astro. En raison du « changement climatique » trois nuits de nuages, trois nuits de vent de sable, et là dessus une nuit de désert à dos de chameau, un peu de tourisme, qu’est-t-il resté pour la pure astro ?
Bref un matériel de rêve: un Meade de 14 pouces pour le visuel et un autre de 16, ainsi qu’une lunette William Optics 132 FLT pour les images sur la terrasse de l’hôtel. Hôtel tenu par Fritz, un ancien directeur de chez Bayer, personnage haut en couleurs, à la retraite, marié à une marocaine de la high society, mais nostalgique de la vraie vie. Sa motivation pour construire son hôtel sur la première dune du sahara que l’on rencontre sur la route du sud n’est en fait qu’un hobby. Le résultat d’un pari avec des potes américains. C’est passionnel, donc si l’hotel n’est pas suffisament au goût de certains touristes, s’il n’est pas complet, ce n’est pas grave. A la période propice (plutôt octobre-avril), il est quelquefois rempli d’astrophotographes du monde entier, certains peuvent même réserver tout l’étage.  Aujourd’hui on soupçonne Fritz d’être un chasseur de trésors, car sous la dune qui se trouve à côté de l’hotel, la dune de Tinfou, se cacherait un trésor datant du temps de l’esclavage. Certains disent même que c’est un spécialiste des tunnels, donc il creuserait un accès souterrain vers le trésor ! Doté d’un sens inoui des affaires, Fritz représente aussi la marque Meade au Maroc, et utilise les accumulations de sable déposé par le vent sur les murs de son hôtel pour en exporter deux tonnes par an en Allemagne destinées à garnir les fonds de vivarium. Et diverses petites affaires entre autres divers postes dans divers conseils d’administration et/ou ministériels.
C’est simple : en cas d’absence de sa part, l’hotel est banal, lorsqu’il est là, tout s’anime !


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Le premier soir était formidable. Un ciel à couper le souffle. Une voie lactée de Perrette, derrière le pot. Au sud le Scorpion en entier. Le ballet des galilléennes autour de Jupiter au fil des heures. Dans l’oculaire du télescope, les couleurs de la nébuleuse de la Lyre, comme dans les livres ! Et vers une heure du matin une M42 comme jamais vue nulle part, elle aussi rouge et bleue cendrée.
Pour l’imagerie, c’était autre chose. Les docs décrivaient tout ce qu’il y avait sur place pour la photo et le guidage. En réalité je n’avais que mon Atik que j’avais emportée pour imager avec la WO. Donc pas de guidage. Quel malheur ! Je m’en souviendrai pour la prochaine fois. J’aurais du venir avec tout mes accessoires. Je ne pouvais faire que des poses courtes, car la dérive s’imposait trop. En fait la mise en station de la GM 2000 soit disant parfaite s’est avérée faussée par la suite, mais ensuite le temps manquait pour repartir de zéro.
Les quelques essais que j’ai faits sont chaque fois 10 à 20 poses de 2 minutes les moins bougées. Les images sont ce qu’elles sont, mais j’ai quand même pu éprouver la qualité et le confort de travail avec la WO 132, des FWHM inférieures à 1, le piqué de certaines vues. Ca me fait réfléchir sur le choix de mon matériel futur. 

NGC 520

 

Le Quintet de Stephan

 

UGC 1810

 

Hélix, nébuleuse planétaire dans le Verseau 

 

Le LX200 14 pouces et les orages sur l’Atlas

La WO 132 en parallèle avec la 80 sur le GM 2000

 

Lever de soleil sur les dunes de M’Hamid

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