Blog

Mes premiers dessins lunaires

Une trouée de nuages d'une demi-heure le soir du 7 février, entre 19H15 et 19H45, entre 2 averses de cet hiver pluvieux mais juste de quoi faire un rapide dessin lunaire.

Mon premier dessin lunaire: en fait je cherchais une technique depuis des mois. J'ai repéré celle-ci dans le livre de S. Vieillard, Astrodessins.

Dessin au crayon blanc et noir sur canson gris.
Hypérion 8 + barlow 2,5 sur RC 200 avec suivi.
Terminator du 7 février (PQ+1 jour)

Jupiter le 21 décembre

Avec une lune presque pleine ce soir du 21 décembre et une turbulence maxi, la tentation de Jupiter était tout de même à l'oeuvre. La récompense:

Arrivée de la tâche rouge vers 23H30, puis l'ombre de Io sur la planète vers 0H, enfin contact de Io avec le limbe vers 1H00 avant l'arrivée des nuages.

J'ai pu profiter un peu des enseignements du livre de Serge Vieiilard et al. pour réaliser ces dessins... le résultat est là!

Jupiter, Io et Europe le 21 décembre Dob400 x225

Vénus en plein jour

A 15 heures le 16 décembre, Vénus passe au méridien.

Avec mon Dobson bio placé à l'ombre d'un bac poubelle de 400L, je pointe l'azimuth avec la boussole en tenant compte de 2° de déclinaison ouest, et la hauteur avec le clinomètre de précision de l'aplication du smartphone.

Pile, je la vois dans le chercheur, puis au 28mm dans le scope. Au 13mm elle passe bien, un joli croissant. J'observe le passage progressif à l'ombre du terminator. En regardant avec attention, je ditingue des nuances dans le croissant peut-être les bandes nuageuses. La lumière est un peu diffusée sur la partie grasse mais les pointes du croissant sont plus nettes.

Un petit film avec le smartphone m'a donné une douzaine d'imagés stackées que voici.

Petites sorties hivernales

Petites sorties hivernales derrière chez moi les 1er et 3 décembre 2013, entre 21heures et minuit,

Malgré des conditions pas très bonnes, turbulence extra (surtout le 1er) et grosse humidité dans l’air, ciel plutôt blanc et luminosité au sol presque comme à la pleine lune (j’exagère à peine), température –2°, voici la vision entre autres, de quelques objets.

Dans le cœur du Cocher, on repère facilement la l’étoile flamboyante avec un halo nébuleux pas très développé et les amas ouverts M36 et M38 situés pas loin.

En dessous de Pégase, on voit la suite d’étoiles oméga, delta, epsilon, dzêta, mû du Poisson, et à partir de delta on descend jusqu’à Uranus. Un belle bille d’une couleur située entre le turquoise et le jaune-orangé !

Orion. M42 avec ses ailes déployées toujours émouvant et son cœur vert à liseré rouge. Un trapèze à 6 étoiles ABCD + E et F à x225

Puis c’est Alnitak qu’il faut sortir du champ du 20mm pour apercevoir les canaux de NGC2024 la Flamme, puis on descend de là et on repère la nébuleuse 2023 presqu’en face de la Tête de Cheval. Alors celle-ci, impossible de la voir directement. En fait on arrive à distinguer les lueurs de la nébuleuse IC434 et, dans la zone supposé de la tête, il y a absence de cette lueur… Le filtre Hbêta de TS ne sert absolument à rien

En dessous d’Orion dans le Lièvre j’ai cherché en vain IC418 le Spirographe, mais un peu plus à l’ouest l’Etoile Cramoisie, la belle carbonée est bien là ! Couleur rouge-soleil-couchant-sur-la-mer !

Trop de chromatisme et de turbulence aussi sur Sirius pour voir son faible compagnon Sirius B.

M1, la nébuleuse du Crabe dans le Taureau : sa forme triangulaire est bien visible, avec un golfe au sud et une zone centrale plus lumineuse décentrée vers le nord, dans laquelle l’UHC et surtout à l’OIII révèlent les filaments à x138

Enfin dans les Gémaux, près de Castor, NGC 2371-72 les 2 lobes de la partie centrale de la nébuleuse planétaire du Bonbon. Mais impossible de trouver L’Eskimo, trop de lumière émanant de Jupiter juste à côté…

Trop froid aussi, il faudra y retourner……….

La révélation des oiseaux du sud

De retour à Gnocq pour fuir l’agitation de l’été, je décide hier soir de me faire une sortie astro derrière la maison avant le lever de lune vers 1 heure du matin. Le ciel était limpide mais après la période d’orages de ces derniers jours la turbu était encore agitée. Je n’avais pas compté sur les moustiques pas plus que ces derniers avaient compté sur mes nombreuses couches de répulsif.

C’est pour regarder au Sud que je me mets le plus au Nord, en fait sous les chênes. De là j’ai exactement la fenêtre correspondant à la page 67 du petit livre bleu de Sinnot.

Du Sagittaire, ce qui était en dessous de Nunki ou de Kaus Borealis était masqué par les feuilles de chêne. Dans le chercheur je voyais encore M20 la Lagune juste au dessus des feuilles. Je la contemplais avec son amas d’étoiles et sa vallée sombre…

Plus au Nord, la Trifide et ses pétales de fleur, mais je voulais principalement regarder le Cygne dans M17 ou la nébuleuse Oméga. Je l’avais vue au 300 mais au 400 elle donne beaucoup plus. Je vois des filaments, même des plumes, surtout une plume un peu plus lumineuse au niveau du pli de son aile. Magnifique ! Vivement la plate-forme équatoriale, que je puisse dessiner, tellement cette image est excitante !

La nébuleuse de l’Aigle aussi est évocatrice . On voit bien le corps lumineux et le rentrant de la tête très sombre et juste à côté de petites étoiles très piquées permettant de se repérer par rapport aux photos. J’ai cherché en vain les piliers, pas vu…

Je finis par M11 le canard Sauvage. Je l’avais vu en mai, mais pas observé. J’y avais noté une forme carrée avec des hiéroglyphes à l’intérieur. Cette fois elle me paraît beaucoup plus développée au delà du carré. Elle évoque même une fleur avec des rubans d’étoiles à sa périphérie. De plus une impression de relief avec une zone centrale plus lumineuse et des zones sombres. Ce matin j’essaye de comparer ma vision nocturne avec les photos des uns et des autres : triste déception, car aucune des photos n’est capable de restituer cette impression de relief et ces dessins de fleur mais semblent toutes avoir aplati l’image. Rien à voir avec ma belle image de la nuit !

En conclusion, dans certains cas l’observation est plus riche que la photo !

Mes Trophées des Estivales Webastro 2013

Quelques mots pour croater mes découvertes faites au cours des légendaires nuits de Margériaz, au Estivales Webastro 2013 ICI du 6 au 9 juillet et la nuit du retour à Gnocq le 10 qui a suivi (bien sûr je n’ai pas pu resiter à remttre le couvert en arrivant !)

J’ai enfin découvert les potentialités de mon 400, des merveilles …

La Rose de Caroline (NGC7789): un amas ouvert dans Cassiopée d’une beauté remarquable. Des alignements d’étoiles séparées par des zones plus sombres semblent enroulés et dessinent de façon très discrète une rose (de Caroline l’inventeur, la sœur d’Herschell himself,). Certains (Dédé de Saint Fé entre autres) y voient même la tige, mais je n’ai pas détaillée à ce point. Je le résous bien avec la SWA 16mm, mais il est tellement mieux défini et plus lumineux avec le Nagler 20mm que m’a prêté l’un des participants WA.

L’œil de Chat (NGC6543) : Nébuleuse planétaire dans le Dragon. A l’Hypérion 8mm monté sur la barlow Télévue x2,5 (580x). Je distingue l’étoile centrale entourée d’un petit anneau sombre, puis d’une zone brillante grumeleuse. Certains y on vu des anses. Le tout est entouré d’un halo pâle.

dessin sur fond blanc, puis négatif photoshop

La nébuleuse Omega (M17) : Nébuleuse à émission dans le Sagittaire. Alors celle-là me fait mal aux yeux tellement elle est belle et pleine de filaments ! ! ! ! ! ! ! ! ! Je n’avais jamais vu des filaments, sauf sur les dessins de certains dessinateurs qui ne dessinent que ça. Trop de détails pour me lancer dans un dessin avec suivi manuel, je me décide ici et maintenant pour l’achat d’une plate-forme équatoriale.

Deux nébuleuses planétaires bleues aux couleurs presque flashy:

- La Nébuleuse de la Tortue (NGC 6210) dans Hercule : une belle goutte bleue au 16mm, ressort moins coloré au 8mm, pas vu les pattes.

- La Boule de Neige Bleue (NGC 7662) dans Andromède : vue depuis chez moi le soir du retour le 10, au 8mm monté sur la barlow Télévue 2,5 , soit 580x.

couleur sur canson noir

Deux nébuleuses planétaires bipolaires

Etranges proto-nébuleuses planétaires avec 2 lobes dues à un développement dans un environnement poussiéreux ou à la présence d’un compagnon.

- La nébuleuse de l’œuf (PK 80-6.1) dans le Cygne : on voit les 2 jets à 580x

composition directe dans photoshop à partir d'un croquis de terrain

- La nébuleuse du Cheeseburger (NGC 7026) dans le Cygne à proximité de l’étoile 63 : on voit comme 2 parenthèses opposées à 560x. Merci à JCC d’avoir mis le doigt dessus, car elle ne figure pas dans le PSA. Je l’ai vue que chez moi au retour.

crayon blanc sur canson noir


Les Dentelles du Cygne

Rémanent de supernova, partie Est (eastern Veil Nebula) NGC 6960 au sud de l’étoile 52 du Cygne, et partie Ouest (western Veil Nebula) NGC 6992 et 6995.

Autre révélation, comme je ne les ai jamais vues ! Surtout avec le Nagler 20 et le filtre 0III Lumicon prêtées par Matakiterangui (merci JB ! !) Une tuerie ! des charpies de filaments, énorme. Surtout au sud de 52, NGC6960 ! J’ai même réussi à pulser un cri d’extase. Venant de landesgnocq, c’est du géant !


La Nébuleuse du Croissant ( NGC6888) enveloppe ionisée par l’étoile centrale de type Wolf-Rayet dans le Cygne.

Je l’ai cherchée depuis des semaines ; le soir du 6, le ciel était légèrement trop voilé pour la voir. Je la devine par quelques nébulosités autour de 3 étoiles le 7 avec mon filtre UHC, puis je commence à distinguer sa bordure nord (cad en bas dans l’oculaire) à peine plus lumineuse que le fond du ciel, mais bien nette. C’est là que JB me passe son Nagler 20mm avec l’OIII. Et c’est l’extase : la totalité du croissant est là ! ! ! en prime des filaments, encore et encore. Enorme. Je fais juste un croquis. Pour dessiner mieux, il me faudra une plate forme. Mais le bonheur est là.

crayon blanc sur canson noir à partir d'un croquis de terrain

La galaxie d’Andromède (M31) au petit matin du 8

Et pour finir ce CROA, là aussi le 20mm donne tout ce qu’il a car il est plus lumineux que SWA 26mm pour découvrir les traînées de poussière sombre de ses bras spiraux externes !

CROA de printemps au Dobson 400

A la réception de mon 400 je me suis pris d’une telle boulimie d’objets célestes qu’il me fut impossible de consigner quoi que ce soit sur un document un peu élaboré. Juste quelques notes d’aide mémoire dans un calepin. En fait la voie de l’astr-imagerie m’avait tellement mobilisé ces dernières années que je m’ aperçus que je ne connaissais pas le ciel. Hormis quelques constellations que j’avais rapportées d’une vie antérieure, j'avais tout à apprendre. Jouer avec le Dobson m’a véritablement offert le ciel dans sa vraie perception, notamment les notions de positionnement des objets dans la voûte céleste en fonction de la saison, leur situation relative, le degré de perception qu’on en a à l’oculaire, leur aspect quelque fois chageant, leur luminosité et, pour certains, la magie de leur couleur.

A ce jour, loin d’être guéri, je vais un peu mieux et je vais prendre un petit moment pour en faire part sous forme de bestiaire.

J’ai pu observer depuis 2 sites différents. De Gnocq dans les Landes j’ai la partie du ciel dégagée par les chênes et si je m’éloigne de 1km j’ai une vaste zone sans pins qui me permet d’avoir la totalité du ciel. De ma résidence d’été sur la presqu’île du Cap Ferret, j’ai un petit spot à l’abri des dunes, sans éclairage direct des lampadaires, avec un ciel relativement sombre vers le sud et vers l’ouest, mais avec un énorme handicap : l’effet de littoral qui a pour conséquence une turbulence atmosphérique qui ne se calme que rarement au cours de la nuit et surtout le vent chargé d’embruns marins. J’ai pu expérimenter le premier lavage du primaire à la suite du dépôt d’un voile salin sur le primaire en l’espace de 3 heures d’observation…

Voici mon bestiaire de printemps. Observations du 4, 10, et 25 mai et 2 et 12 juin.

Galaxies

M51 (CVn) – bras spiraux bien individualisés, selon le ciel avec zones plus lumineuses dans les bras. Compagnon NGC5195 avec coupure bien nette de sa partie lumineuse.

M64 (Com) – Galaxie de l’œil noir : cœur lumineux et zone d’absorption sombre figurant bien l’œil noir

M63 (CVn) – Galaxie du Tournesol : cœur lumineux et bande d’absorption sombre sur le côté. Sûrement à détailler sous de meilleurs cieux.

M106 (CVn) – Forme en amande et zone centrale lumineuse. On voit NGC 4228 sa voisine.

NGC4565 (Com) – Galaxie de l’Aiguille. Excellent ! très belle vue sur la tranche, avec le bulbe central lumineux et la bande de poussière sur toute la longueur.

M101 (Uma) – Reputée faiblement lumineuse, mais le 2 juin, au Cap Ferret dans un zénith particulièrement sombre, elle est là, remplissant presque le 16mm ( 114x), avec 2 bras enroulés vers la gauche et des tronçons de bras vers la périphérie, se détachant avec difficulté du FDC. J’ai essayé de la retrouver sans succès le 12 juin, mais le ciel était plus clair et je n’ai vu que la partie centrale…

M81 et M82 (Uma) - ensemble dans le 26mm. Au 16mm M82, le cigare, montre sa bande sombre et oblique de poussières centrale et ses nodosités le long du bulbe, à détailler plus tard.

NGC3626, M65 et M66 – (Leo) - Dans le triplet du Lion, le Hamburger avec sa bande centrale sombre et plus au sud M65 ovale et M66 pointue. A revoir.

M100 (Com) – Belle spirale vue de face dont le centre lumineux apparaît bien et on perçoit plusieurs bras à enroulement vers la gauche.

Un peu plus haut ensemble dans le champ du 16mm le couple NGC4340 et 4350 (Com). Autour de la première vue de face il y aurait un anneau de vielles étoiles. La seconde est nettement allongée est de type lenticulaire S0. A imager absolument!


A l’est de Denebola, on se cale sur l’étoile 6 Coma puis on découvre M99 et M98 sur le chemin de la chaîne de Markarian un peu plus au Sud Ouest :

M99 (Com) – Spirale à détailler

M98 (Com) – Spirale sur la tranche avec bande de poussière sur le côté

Chaîne de Markarian (Vir) – Dans une ruche de galaxies qui se suivent bien au 26mm : d’abord un visage avec M84, M86 et la bouche NGC4388, même le nez NGC4387, puis « les Yeux » avec 4435 et 4438 la triangulaire à détailler, puis 4461, et le couple 4473 et 4477 et plus au Nord, 4459 qui se repère bien grâce à une étoile juste à côté, puis au delà de la chaîne M88 et M91, enfin NGC4571 aussi marquée par une étoile juste adjacente. Ouf, ouf, plein les yeux !

NGC5363 et 5364 (Vir) – galaxie lenticulaire et galaxie spirale à détailler

NGC5005 (CVn) – spirale à cœur en forme de virgule qui laisse deviner un enroulement anti-horaire et 5033 sa voisine, sans détails

M104 (Vir) – La galaxie du Sombrero, comme sur les photos, ou presque avec son bulbe et son cœur lumineux et sa bande de poussière caractérisrique ! En prime les 2 astérismes voisins Jaws à l'ouest et Stargate au sud-ouest, de toute beauté !

NGC4631 et NGC 4656 (CVn), les galaxies respectivement la Baleine et la Crosse de Hockey. Ensemble et bien reconnaissables au 26mm et détaillées au 16mm : la Baleine et son baleineau (NGC4627), et la crosse arquée à une extrémité et plus lumineuse à l’autre.

NGC4567 et 4568 (Vir) – sur la ligne Deneb-Vendemiatrix, au deux tiers, à proximité du petit groupe d’étoile autour de rho Virgo, une tête de lapin : 2 petites étoiles avec 2 oreilles : les mythiques Siamoises !

Etoiles particulières :

Etoile double de Cor Caroli (CVn) une grosse bleue accompagnée d’une petite jaune !

Epsilon Lyrae (Lyr) : un couple de doubles. On sépare les deux étoiles formant chaque couple avec le 8mm monté sur la barlow 2,5 soit un grossissement de 570 fois. La distance angulaire entre ces étoiles est de 1,5 à 2,5 secondes.

Et depuis Vega vers kappa Lyrae : la très belle Carbon Star T-Lyrae : peu lumineuse mais d’une superbe couleur rouge-bronze à rouge-cuivré !

Amas globulaires :

M4 (Sco) : à côté de la belle Antarès toute orange, un bien bel amas avec une ligne d’étoiles plus lumineuses qui le divise en deux

M13 (Her) : le plus beau avec ses diverticules projetés au loin et son fameux Y

M53 et M5053 (Com) : un globulaire lumineux et un tout faible, sur le chemin du numero de juin de WA Ciel Hors Piste  ici

M11 (Sct) : le mystérieux amas du Canard Sauvage avec comme des hiéroglyphes à l’intérieur

Amas Ouvert :

M6 (Sco) : magnifiques alignements d’étoiles colorées évoquant un papillon : l’amas du Papillon

Nébuleuses brillantes:

M8 (Sgr) – Nébuleuse de la Lagune. Une grande richesse de détails avec les zones lumineuses et une bande noire, a revoir d’urgence.

M20 (Sgr) – Superbe Trifide, on voit bien la forme en fleur et plus au nord la seconde partie de la nébuleuse, un peu plus pâle.

Nébuleuses Planétaires :

M57 (Lyr) – Nébuleuse de l’Anneau, de belle couleur bleu-vert, avec les extensions latérales. Le 25 mai sur fond du ciel éclairé par la pleine lune, une impression de couronne jaune orangée avec un liseré rouge. D’après certains observateurs les couleurs apparaissent quelquefois sur ciel pollué, car les cônes du fond de l’œil sont alors excités par ces lumières parasites et suggèrent les couleurs alors qu’en ciel noir seuls les bâtonnets sont en mesure de capter les photons en nuances de gris. Impression ou ralité? Voir aussi ici 

M27 (Vul) – Alors celle-ci, un beau dessin à réaliser, sans filtre elle apparaît bleuâtre, comme sur les photos : le trognon de pomme et ses fermetures latérales en prime.

NGC6309 (Oph) – Nébuleuse proto-planétaire de la Boîte, en forme de rectangle bien souligné au filtre UHC. Une petite étoile à côté.

Planète :

Saturne – L’aspect de Saturne est très fluctuant en fonction de la turbulence. C’est surtout le 12 juin dans les Landes que j’ai pu y voir le maximum de détails avec le 8mm monté sur la Barlow 2,5 soit au grossissement de 570 fois. Une merveille. Sur la sphère, la calotte polaire foncée, une bande équatoriale orangée. L’ombre de la planète sur les anneaux, côté ouest. L’anneau externe A avec quelques nuances, la division de Cassini sur tout le tour, l’anneau B avec une bordure interne gris clair, l’anneau interne C gris plus foncé.


Voilà une longue liste d’objets que je suis vraiment content d’avoir vus de mes yeux toujours ébahis. Je les ai à peine effleurés, il faut que j'y revienne encore et encore, aussi pour les dessiner. Comme qui dirait, ce travail est toujours inachevé! 

Première lumière au Dobson 400

J’ai fait sa première sortie le 4 mai 2013 au lac des Forges, à l'entrée de la presqu’île du Cap Ferret, la où les gens de l’Association Bételgeuse viennent observer habituellement. Mais personne ce soir là… J’étais seul avec moi-même pour partager mes premières émotions. C’est un site sans lumière directe à la ronde, mais tout de même assez pollué par l’environnement du bassin d’Arcachon, si bien que le ciel, déjà brumeux ce soir là était d’un blanc assez lumineux.

Arrivé un peu avant la nuit, j’ai eu le temps de vérifier la collimation qui n’avait pas trop bougé avec le démontage-remontage pour le transport.

Vers 22 heures, j’ai pointé sur Jupiter avant son coucher dans la brume océane avec son cortège de lune , deux d’un côté et deux de l’autre . Pas mal turbulente, pas de sensations fortes. Un autre coup d’œil sur Sature de l’autre côté, très belle perspective avec les anneaux en oblique.

Maintenant les galaxies. Pour le pointage j’ai mis un chercheur à renvoi coudé et redresseur de 8x50, ce qui me permet d’avoir un champ de 5,6°. A l’aide du Pocket Sky Atlas aucune difficulté à se repérér : ce qu’il y a dans le chercheur est exactement ce qui est dessiné sur les cartes.

J’arrive sur M51 et d’emblée le choc, on voit l’ébauche des bras ! Et le compagnon NGC5195 avec sa ligne de lumière coupée net par le trait de poussières! C’est encore plus marqué avec le filtre UHC. C’est pas fait pour, mais c’est tout ce que j’avais contre la pollution lumineuse.

M81 et M82 ensembles dans le 26mm. Au 16mm M82, le cigare, montre sa bande sombre et oblique de poussières centrale et ses nébulosités grumeleuses le long du bulbe, à détailler plus tard.

Dans le triplet du Lion, le Hamburger avec sa bande centrale sombre et plus loin M65 ovale et M66 pointue.
J’ai voulu forcer sur les Antennes dans le corbeau mais là seulement de vagues lueurs perdues dans la brume du Bassin au Sud.

Un peu de piquant sur l’Amas d’Hercule : sa forme caractéristique de gâteau en étoile et dedans un grand nombre d’étoiles bien résolues. Enfin à 2heures du matin je finis sur la nébuleuse du Hibou avec ses mystérieux yeux obscurs et sa couleur verte, même sans filtre.

Vivement un meilleur ciel pour la suite.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site